Constat d'abandon, 36 photographies projetées sur trois écrans à des vitesse de défilement variables.







Constat d'abandon, 36 photographies projetées sur trois écrans à des vitesse de défilement variables.

























































Constat d'abandon, 36 photographies projetées sur trois écrans à des vitesse de défilement variables.




 
   
Constat d'abandon

Dans mon travail de création, je m’intéresse au glissement, ce processus qui s’amorce dans toutes les histoires réelles ou fictives et qui nous conduit jusqu’à leurs conclusions. Je porte mon attention sur ce qui prend fin, au renoncement et à l’effacement qui s’en suit. Je mets en forme mes observations à partir d’objets photographiques, témoins de ces dépossessions où l’illusion, la raison et la fatalité se côtoient pour proposer leur évanouissement.

En résidence en France en septembre 2022, je me suis intéressée au cimetière de Clermont de l’Oise. Inauguré en 1786, j’ai porté mon attention sur les ornements et particularités de certaines pierres tombales. Choisis pour ce qu’ils révèlent, suggèrent et évoquent, dates, prénoms, porcelaines, pierres, photographies, plantes et autres ornements aujourd’hui décatis sont magnifiés pour révéler toute la richesse d’un patrimoine culturel en perdition.

Ces « objets-photographiques » présentés dans une succession de fragments forme une longue litanie, un horizon désuet où s’évanouissent les alliances les unes après les autres.
Je me suis ainsi appliquée à proposer un récit, sans sujet autre que la finalité, l’agonie de la présence jusque dans la mémoire par le biais du temps qui œuvre à effacer les traces de réminiscence.

Constat d’abandon réuni des éléments essentiels à la nature morte : narration, cycle de vie, mort et transformation. Je mets en scène l’inéluctable destinée de tous corps vivants ou inertes pour conclure à une certaine dureté du renoncement, à une consistance de l’évanouissement dans l’oubli.


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